Le Cogitoscope 3: Dire des conneries

Pour Harry G. Frankfurt, l’omniprésence du baratin est le trait le plus caractéristique de notre culture contemporaine. Dans un décor en trompe-l’œil et en carton-pâte, nous nous engageons dans des types de discours (politiques, publicitaires) ou d’informations quotidiennes, fake news, qui caractériseraient les thèses de Frankfurt sur le baratin, la connerie, le bullshit. Comment exprimer que l’omniprésence du baratin détériore notre sens de la réalité? Comment rendre théâtrale la différence que nous revendiquons entre une information et une connaissance? Enfin, le baratin peut aussi devenir une voie vers l’imposture. Il s'agira d'investir dans cet épisode les conditions qui la rende possible.1)

Les compères du Cogitoscope 2: L’homme rationnel vs Akrasia, soit l'arachnéen Jean-Louis JOHANNIDES et le plantigrade Vincent COPPEY remettent la compresse pour nous plonger dans les wittgensteineries, frankfoutreries et autres bullshit theories.

Nos amis T.R. et A.G. étaient divisé, le premier n'ayant pas vraiment croché, le second se rangeant plutôt à notre avis enthousiaste - faut dire qu'il connaît l'un des comédiens, ce qui était visiblement le cas de pas mal de membres du public trop restreint.

À la fin du spectacle, sortie très originale et nietzschéenne, dans la droite ligne de la fin de 2001, l'Odyssée de l'espace, avec The Voice de Wittgenstein, qui a en fait un accent de pizzaiolo italien ayant passé trop d'années à Berlin2).


2)
J'ignorais ce détail; et vous?
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  • Dernière modification: 2019/03/22 07:26
  • par radeff