Ce fou de Platonov

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Bon ben c'était pas gégé mais bien quand même... Mr Rossier Valentin a transformé Platonov en un mondain genevois, le fils du marchand Кирилл Порфирьевич Глагольев en sniffeur de coke, et replacé toute l'action dans l'entre-deux guerres, avec une perpétuelle musique de fond jazzy et pénible. Bref, difficile... Mais aussi difficile à descendre en flèche, vu qu'il y avait quand même des éléments intéressants

Par contre la suite de la soirée (Polo solo au "Chic") c'était rigolo et sympa.

D'Anton Tchekhov

Mise en scène de Valentin Rossier

   * présentation
   * éclairage
   * Ténèbres
   * Valentin Rossier
   * Les acteurs
   * Anton Tchekhov
   * photos
   * Soirée

Maurice Aufair Porfiri Sémionovitch Glagoliev Claude-Inga Barbey Anna Pétrovna Voïnitséva Julia Batinova Alexandra Ivanovna (Sacha) Vincent Bonillo Sergueï Pavlovitch Voïnitsév Élodie Bordas Sofia Iégorovna Marie Druc Maria Éfimovna Grékova Armen Godel Abram Abramovitch Venguérovitch Christian Gregori Nikolaï Ivanovitch Triletski Roberto Molo Ossip Guillaume Prin Kirill Porfiriévitch Glagoliev Valentin Rossier Mikhaïl Vassiliévitch Platonov

Traduction André Markowicz et Françoise Morvan Scénographie Jean-Marc Humm Son Jean Faravel Lumières Jonas Bühler Costumes Nathalie Matriciani Assistanat à la mise en scène Hinde Kaddour, Elidan Arzoni Réalisation des décors Grégoire de Saint Sauveur, Philippe Botteau, Manu Rutka, José Pires Liberato, Ferat Ukshini, Gérard Mandonnet, Christophe Gauthiez Régie générale Gianni Ceriani, Manu Rutka Régie son Graham Broomfield Régie lumière Eusebio Paduret Régie plateau Gianni Ceriani, Paola Guerra Armurier Olivier Lafrance Maquillage, perruques et coiffure Katrin Zingg Habillage et coiffure Cécile Vercaemer Ingles




Un personnage de théâtre

Platonov, c’est le personnage d’un roman qui n’existe pas. L’inachèvement et l’incertitude sont inscrits dans son caractère. Rien ne peut le définir absolument. Il erre dans le cœur des femmes, sans pour autant convenir à l’image d’un Don Juan. Il est paresse, abandon, il n’agit pas. C’est la petite société qui l’entoure, assoiffée de raisons de vivre ou de survivre, qui malgré lui, le rend actif. Son intelligence ne se manifeste que par sursauts. Et parce que cette intelligence demeure imprévisible et éphémère, elle est souvent destructrice. Platonov court après sa mort comme la pièce vers sa fin. Il ne choisit pas : Tchekhov non plus. Tous deux, comme dans un miroir, se renvoient implacablement une forme d’impuissance existentielle ; leur incohérence est source de poésie, leur force réside dans l’inachevé. C’est cette incohérence qui donne du corps et de la vie aux personnages de Tchekhov. Platonov, c’est un personnage de théâtre qui s’en veut d’être sur scène sans en connaître la raison.

Valentin Rossier