Nicolas Beuglet, Complot

Un archipel isolé au nord de la Norvège, battu par les vents. Et, au bord de la falaise, le corps nu et martyrisé d'une femme. Les blessures qui déchirent sa chair semblent être autant de symboles mystérieux.

Quand l'inspectrice Sarah Geringën, escortée par les forces spéciales, apprend l'identité de la victime, c'est le choc. Le cadavre est celui de la Première ministre.

Qui en voulait à la chef de gouvernement ? Que cachait-elle sur cette île, dans un sanctuaire en béton enfoui au pied du phare ? Sarah, très vite, le pressent : la scène du crime signe le début d'une terrifiante série meurtrière. Dans son enquête, curieusement, quelqu'un semble toujours la devancer. Comme si cette ombre pouvait lire dans ses pensées…

De la Norvège à la vieille cité de Byblos, et jusqu'au cœur même du Vatican, c'est l'odeur d'un complot implacable qui accompagne chacun de ses pas. Et dans cette lutte à mort, Sarah va devoir faire face à ses peurs les plus profondes. à ses vérités les plus enfouies…

Il se rappela avec quelle éloquence elle avait un jour répondu à l’un des ses copains qui avait déclaré que flic était quand même plutôt un métier d’homme que de femme. Allant jusqu’à prétendre, avec l’assurance de ceux qui sont persuadés de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, que les nanas n’étaient pas faites pour ça.

-Pas faite pour quoi au juste ? avait répliqué Sarah. Maîtriser la loi et les procédures ? Être intègre et juste ? Faire preuve de patience, de rigueur, de persévérance, de sang-froid ? Savoir s’adapter rapidement, mettre de coté l’émotion, la colère, le dégout ? Il me semble que toutes ces compétences sont partagées par les hommes et les femmes, non ? Comme la bêtise, l’arrogance et le mépris, qui font de très mauvais flics d’ailleurs. Comme quoi c’est bien que vous ayez choisi d’être journaliste.

Un épouvantable salmigondis parfaitement indigeste qui, sous des prétentions féministes, essaie de faire passer un mauvais nanar ésotérique pour un prétendu thriller (puisque polar est devenu un gros mot); de la première à la dernière ligne, écrites avec les pieds, une série d'événements improbables, de péripéties peu voire pas crédibles, avec des personnages auxquels l'auteur cherche à donner de l'épaisseur, mais qui restent aussi plats que des limandes pas fraîches.

Môsieur Beuglet a longtemps oeuvré pour le petit écran (directeur artistique chez M6). Il aurait sans doute mieux fait d'y rester plutôt que de prendre la plume pour nous infliger ces indigences.

Bon, peut-être faut-il aussi cela pour faire avancer la cause des femmes?

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  • Dernière modification: 2019/07/30 06:59
  • par radeff