J. C. Chandor: A Most Violent Year

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Synopsis

New York, hiver 1981. Abel Morales est un entrepreneur hispanique dont l'activité de livraison de fuel domestique est en expansion. Il est sur le point de conclure le rachat d'un ancien terminal de livraison, en bordure du fleuve et contigu à son implantation. Mais, dans un secteur économique peu regardant sur les méthodes, ses camions se font détourner de plus en plus fréquemment. Et dans le même temps, après deux ans d'enquête sur ce milieu, le procureur général décide de le poursuivre lui, pour divers chefs de mauvaises pratiques.

Or Abel s'est toujours attaché à respecter une très stricte ligne de conduite. Avec l'aide de sa femme Anna, responsable des finances de la société, et de leur avocat, Andrew Walsh, il fait front. D'autant qu'à quelques jours de l'échéance du rachat du terminal, sa banque le lâche, nécessitant de trouver 1,5 million de dollars.

Note Fred

Mathieu Loewer a fait dans Le courrier une très bonne critique (Un polar en trompe-l'oeil):

Polar en trompe-l’œil, A Most Violent Year cache bien son jeu, multipliant les fausses pistes et les péripéties désamor­cées pour creuser des enjeux plus souterrains. Il ne faut déjà pas trop se fier au titre, qui renvoie à cette année 1981 où les statistiques du crime grimpent en flèche à New York. La violence est certes dans la rue, mais seule la radio le rappelle régulièrement en arrière-fond. Avec ces camions braqués comme au Far-West, elle apparaît aussi en inéluctable corollaire de la com­pétition commerciale. Tous les coups sont permis à l’aune du capitalisme sauvage dont Reagan (aussi entendu sur les ondes) est en train d’ouvrir les vannes. La vérita­­ble violence est bien là, nous dit ce film qui ne montre finalement aucun meurtre – alors même que les armes sont omniprésentes.

(source: Mathieu Loewer, Un polar en trompe-l'oeil, Le courrier 12.04.2015)

On a bien aimé ce noir polar anti-libéral, ce réalisateur (J. C. Chandor) est à suivre. Paraît-il que pour ce film il s'est inspiré pour ses dialogues de Sydney Lumet, ça s'entend et ça sonne bien. D'après moi, le personnage interprété par Elyes Gabel (une sorte de reflet d'Abel Morales) n'était pas nécessaire, mais ma douce ne partageait pas mon point de vue et l'estimait essentiel au plot dramatique... En tout les cas, un film en finesse à ne pas rater.

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  • Dernière modification: 2019/02/15 05:46
  • par radeff